Vers 1992, la peinture de Claude Bolduc entre dans une nouvelle phase. Le peintre s’engage au-delà de l’anecdote et pousse plus en avant son exploration de l’invisible. Il puise d’avantage aux sources de ses propres pulsions et donne du monde qui l’entoure, une vision sublimée par la ré-interprétation très personnelle qu’il fait de son environnement. Il cherche à délimiter clairement les univers parallèles du conscient et de l’inconscient. Pour y parvenir, il oppose un ton monochrome où fourmillent des êtres étranges qui évoluent dans des rêveries sensuelles débridées, à une palette aux couleurs plus vives, illustrant un propos mieux défini.

En 1997, l’installation à Genève (Suisse) de Claude Bolduc le mène dans une recherche approfondie et non censurée de sa symbolique particulière. Dans un état d’esprit proche de Jérôme Bosch, sa réflexion s’étend alors aux grandes questions existentielles. Il explore à travers les thèmes éthiques contemporains les plus ambigus les avenues sombres, rendues accessibles par la progression exponentielle des récentes découvertes scientifiques : pollution, essoufflement des ressources, menace nucléaire, tentatives de contrôle absolu sur la vie et les maladies... Pour Claude Bolduc, le bilan du règne annoncé de l’Homme-Dieu est inquiétant. C’est pourquoi ses tableaux confrontent sans retenue Eros à Thanatos. Le peintre les oblige à une danse-lutte, dans laquelle la symbolique judéo-chrétienne est revue à travers le prisme des visions singulières et exacerbées de l’artiste.

Depuis 2010,  le peintre est rentré au Québec. Ses sources d‘inspiration restent multiples et sont de plus en plus souvent apparentées à l’art brut, fusion primitive du besoin d’expression de l’Homme selon l’artiste. Claude Bolduc prétend que les nouvelles voies empruntées par l’art contemporain s’éloignent dangereusement de leur essence humaine, confondant souvent l’outil avec l’esprit créateur. "L’Homme doit rester le maître absolu de son oeuvre et éviter de s’en remettre démesurément à la machine, faute de quoi il y perdra son anima. "

Bolduc affirme que la résultante de ces excès risque d’engendrer un décalage inquiétant, voire un gouffre béant, entre l’émetteur-artiste et le récepteur-spectateur. Claude Bolduc a choisi  quant-à lui d’entreprendre un retour sans fard en lui-même, ce qui le mène irrémédiablement au plus profond de sa spiritualité singulière. Conséquence directe de ces voyages répétés au sources même de l’art et du maelström de l’âme, la symbolique originale de l’artiste  s’impose avec toujours plus de force et de clairvoyance dans son œuvre de maturité.

 Le peintre Claude Bolduc est inclassable. C’est à contre-courant de l’abstraction qu’il se pose en témoin caustique de son temps. Il adhère à la folie pure de l’art brut, mais ne renie pas pour autant les influences académiques puisées au hasard de ses précieuses trouvailles et dont il fait à tout coup, une re-lecture bien personnelle.

Claude Bolduc reste fidèle au credo de ses premières œuvres : Peindre parce que c'est impératif !

 

Claude Bolduc a exposé à Montréal, Toronto, Miami, New York, Paris, Londres, Berlin, Genève, Florence, Melbourne...

On retrouve ses œuvres dans des collections privées au Canada, aux Etats-Unis, en Suisse, en France, en Italie, ainsi que dans la « Visionary Art  Collection», située à Melbourne, en Australie.

Le Musée de l'Art Singulier de Mansonville (Québec), s'est porté acquéreur de nombreuses toiles et multiples dessins de l'artiste.

Claude Bolduc est revenu vivre au Québec en mars 2010. Il habite depuis à Saint Eustache, dans les Basses Laurentides.

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BIOGRAPHICAL NOTES

Claude Bolduc was born in Alma, Quebec (Canada) on the 1st of January 1955. On January 4th 1987, birthday of the primitive painter Arthur Villeneuve (Claude Bolduc's first mentor), Claude begins to paint as a self-taught artist. At this time, the painter stages his own memories and political or social topics, in a style that could be described as 'naive'. This can be detected in the dream-like madness of his world where the references, stemming from a personal symbolic system, are plentiful.

Around 1992, Claude Bolduc's art enters a new era. The painter engages himself from beyond the anecdotal and proceeds further into his exploration of the invisible. He draws most of his inspiration from the source of his own impulses, driven by the sublimated vision of his very personal interpretation of his environment. In this way, he attempts to clearly reveal the limits of the parallel universes of consciousness and unconsciousness. To achieve this, he opposes a monochrome nuance, where a multitude of strange beings evolve in a sensual and vivid dreamlike reverie, to a palette of bright and strong colours used in the foreground elements which present a clear statement.

In 1997, Claude Bolduc's move to Geneva (Switzerland) pushes him to a more in depth and uncensored research of his particular symbolic system. In a similar state of mind to that of Jérôme Bosch, his thoughts now reach further towards the greater existential meaning. Through the most ambiguous of contemporary ethical themes, he explores the dark and uncertain avenues opened up by the recent exponential scientific developments and discoveries (pollution, consumption of resources, nuclear threat, man’s attempt to control all life, global illnesses…). For Claude Bolduc, the announced reign of the "Man-God", is a frightening concept. This is why his pictures confront Eros and Thanatos without restraint. The painter forces them into a dancing struggle where Judeo-Christian symbolism is revisited through the very singular and exacerbated prism of the artist's vision.

The artist Claude Bolduc is unclassifiable. It is in his opposition to current abstraction that he sets himself up as a caustic witness of his time. He strongly adheres to the pure madness of outsider's art, without denying the academic influences drawn at random from precious finds of which he creates very personal re-interpretations.

 

The artist is now back in Quebec since  2010 and lives in the Montreal area, Canada. He still pursues his artistic career.

 

Claude Bolduc remains true to the credo of his early works: To paint because it's necessary…

 

Claude Bolduc has shown his works in Montreal, Toronto, Miami, Los-Angeles, New-York,  Detroit, Paris, London, Berlin, Geneva, Florence, Melbourne…

Museum "Musée de l'Art Singulier " in Mansonville, Quebec, purchased numerous oil and acrylic paintings and multiple drawings by the artist.

We find his works in private collections in Canada, United-States, Switzerland, France, Italy and in the « Visionary Art Collection » in Melbourne, Australia.

Claude Bolduc est né le 1er janvier 1955 à Alma, au Québec (Canada). Il a vécu à Chicoutimi jusqu'en 1997. C'est le 4 janvier 1987, date de naissance du peintre primitif Arthur Villeneuve, son premier inspirateur que Claude Bolduc commence à peindre en autodidacte. L'artiste met alors en scène ses propres souvenirs autobiographiques et des sujets politiques ou sociaux, dans un style que l'on pourrait qualifier de naïf, si l'on n'y décelait déjà la folie onirique de son univers où abondent les références à une symbolique qui lui est propre.

Crédit photo: Rodrigo Guitterez

© 2017 par Claude Bolduc. Créé avec Wix.com

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